Direction le volcan Cotopaxi et ses environs pour 2 jours de haute altitude !
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Petit bout de panaméricaine, puis route de campagne en 4x4 pour arriver à notre point de chute, à 60 km au sud de Quito. On passe des 2800 mètres de la capitale aux 3500 mètres d'altitude de notre auberge, plantée au milieu de nulle part, sur un plateau entouré de plusieurs volcans, éteints ou actifs, dont le fameux Cotopaxi...
Et 1h30 de route en terre - ou plutôt en poussière de roche volcanique - pour arriver à l'auberge où nous allions passer les 2 prochaines nuits.
Vue depuis l'entrée de notre auberge, avec au fond, le Ruminahui, un volcan inactif depuis bien longtemps.
Après avoir déjeuné et posé nos sacs dans notre cabane, on s'est mis en marche pour une petite promenade digestive vers une cascade située non loin de l'auberge. Au passage, Paquito s'était remis de sa grosse gueule de bois consécutive à ses 4 jours à Quito, et s'est à nouveau joint à nous afin de se remplir les poumons d'air pur.
Arrivée à la cascade. Ca fait rêver comme ça, mais personne n'a eu le cran de s'y baigner. Pas pour une histoire de piranhas cette fois, mais plutôt pour une histoire de de degrés °C...
En redescendant de la colline où se trouvait la cascade, au loin, commençait enfin à sortir des nuages le grand Cotopaxi ! Le volcan sur lequel nous allions nous rendre le lendemain matin pour une petit trek en haute altitude...
Cédric, anticonformiste, refusant d'utiliser le chiotte-compost, coule tranquillement son bronze dans les champs.
Pochette de notre 2nd album, intitulé "Bullshit in my right ear".
Si c'est pas la déglingue ça : jacuzzi et bière fraîche à 3500 mètres d'altitude...
Mais la nuit commençait à tomber : petite session panoramas...
Coucher de soleil à l'ouest de Machachi.
Vue sur le volcan Ruminahui, au sud.
Le même, mais le lendemain matin, après le lever du soleil, juste avant notre départ pour...

Un petit zoom...
Petite pose pour la postérité, avant l'ascension fatidique...
Alors on s'est mis en route pour 1 heure de 4x4 afin d'arriver au pied du volcan. Ici un petite photo à mi-chemin, où l'on peut voir le lit de roche volcanique qui tapisse le sol à la base du volcan. Le Cotopaxi est l'un des volcans actifs les plus explosifs au monde. Il est en ce moment en intense activité sismique, même s'il n'y a pas eu d'éruption depuis 1904. La plus grosse, en 1877, a provoqué des coulées de laves se propageant à plus de 100 km du volcan du côté du Pacifique et du côté de l'Amazonie, et les déflagrations s'entendaient à plus de 350 km du cratère... Autant dire que quand il crache, il envoie du steak !... Cotopaxi veut dire "le cou de la Lune" en cayapa (une langue améridienne), rapport à sa forme conique presque parfaite, sur laquelle la Lune se couche où se lève certains soirs suivant sa position. Son somment culmine à 5897 mètres, ce qui en fait le plus haut volcan d'Equateur.
On a donc commencé le trek à 4500 mètres d'altitude. Y'avait un zeph' de malade mental...
... Et très peu d'oxygène.... Cette photo nous a demandé 2 minutes de récupération pour reprendre notre souffle...
On pouvait monter jusqu'à la limite du glacier, soit 5200 mètres. Pour aller plus loin il fallait un équipement spécial, un guide et surtout une condition physique excellente. Et vu comme on en a chié pour monter jusqu'à 5200, je ne pense pas que nous aurions pu le faire... On marchait pourtant très lentement, à petits pas, mais le coeur battait à une vitesse hallucinante. C'était presque effrayant...
Halte au refuge : 4810 mètres. On n'avait fait que 310 mètres de dénivellé en presque 40 minutes et j'ai cru que ma cage thoracique allait éclater...
Paquito, habitué aux hautes altitudes, ne bronchait pas lui. Toujours le pelage brillant, l'oeil vif, l'écharpe au vent : toujours la classe andine.
Et la montée fut dure, très dure... En plus, marcher dans de la poussière volcanique c'est comme marcher dans du sable. En faisant un pas de 30 cm, ton pied redescend de 15 cm, ce qui te donne l'impression de ne pas avancer du tout... Heureusement, la beauté de ce paysage martien donnait l'envie d'aller toujours plus loin.
Voilà : Cédric, essoufflé, était arrivé au bord des neiges éternelles... Les lunettes c'est pour cacher les larmes.
Paquito, avec sa grâce de mouflon, se foutait bien de nos gueules...
Welcome to Mars...
Mathieu, avec le manque d'oxygène, avait quant à lui complètement pété les plombs et décida de faire toute la descente sur le cul...
Petite halte à 5200. Nous y étions arrivés... Et ça valait le coup...
Pendant ce temps là, Paquito était parti chasser le Yéti dans une crevasse.
Allez ! Maintenant qu'on a bien la tête qui tourne, c'est l'heure de redescendre sur Terre. A base de course effrénée dans les cendres volcaniques !
Nouvelle session de panoramas....
Puis le lendemain matin, à 5h30, lever du soleil sur le flanc Est.
Après la session photos de lever de soleil, impossible de se rendormir (6h du mat'). On se rabat sur un peu de lecture au coin de la cheminée avec les ienchs' ! Ci-dessus, la photo de pochette de notre 3ème album.
A moins que vous ne préfériez celle-ci ?
Allez ! Ce jour là, après le petit déjeuner, on enfourche les VTT et on s'arrache une fois de plus les poumons à faire une petite promenade à 3500 ! Direction : une ferme d'élevage de truites pour pêcher notre déjeuner...
Arrivé à la ferme, on ne trouvait pas le propriétaire. On a donc décidé de rôtir Paquito au barbecue...
Heureusement pour lui, il a crié "Hé les gars ! Y'a une bête de photo de panorama à prendre derrière vous !". On s'est retourné ! Effectivement le Cotopaxi avait repointé son nez. Et quand on a regardé à nouveau en direction du BBQ, Paquito avait filé comme un voleur...
Désemparés et à bout de souffle, nous décidâmes de nous allonger au sol, à nous dorer la couenne au soleil, avec les 101 dalmatiens.
En m'endormant, j'avais tellement les crocs que j'ai commencé à rêver à des Paquito géants, en train de paître tranquillement au bord de l'étang.... à deux pas de moi...
J'étais sur le point de les attraper, quand soudain !... Je fus réveillé par le propriétaire de la ferme qui venait d'arriver. A la pêche !
Comme pour les piranhas en Amazonie et les filles à Quito, Cédric avait décidemment un talent incomparable pour ferrer le poisson...
Après en avoir sorti 4 ou 5 de l'eau, nous rentrâmes à l'auberge pour les déguster. Après le déjeuner, c'était déjà l'heure de repartir vers la destination suivante...
Le Cotopaxi ! Ca y est ! On arrivait enfin à le voir dans son intégralité !
ben alors? il est ou le prochain billet?
RépondreSupprimeron attend ça avec impatience!